Publié dans Uncategorized le février 5, 2008 par Benoit Chretien

fghd

tjfghjfg

Chez les républicains, le pragmatisme s’impose

Publié dans Uncategorized avec des tags , le février 5, 2008 par Benoit Chretien

Il est clair pour quiconque suit le moindrement les primaires républicaines aux États-Unis que John McCain, qui fait depuis quelque temps figure de meneur, ne fait pas l’unanimité au sein du parti. La semaine dernière, Ann Coulter, l’égérie de la droite conservatrice chez nos voisins, a même déclaré qu’elle ferait activement campagne pour Hillary Clinton advenant une victoire de McCain.

Qu’ont tant à lui reprocher ses détracteurs? En premier lieu sa position sur l’immigration illégale. Mais aussi celles sur l’environnement, le mariage homosexuel et sa “sponsorisation” de certains projets de loi au Sénat, dont un touchant au financement des partis politiques, honnis par la base républicaine. Son opposition aux techniques s’apparentant à la torture, ayant lui-même été prisonnier de guerre pendant cinq ans au Vietnam, lui a également aliéné certains faucons, partisans de techniques d’interrogatoire musclées face aux terroristes.

Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachusetts et davantage au diapason de la base conservatrice du parti est devenu au fil des derniers jours le poster boy d’un mouvement “Anybody but McCain”, visant à s’assurer que le sénateur de l’Arizona n’obtienne pas la nomination républicaine.

L’ironie, c’est que McCain, idéologiquement parlant, ne se trouve pourtant pas aux antipodes de la droite conservatrice, au contraire. Fidèle supporter du président Bush sur l’Irak et lui-même un “faucon” en politique étrangère, il est opposé à l’avortement en plus d’être un ardent défenseur du second amendement (le droit de porter des armes à feu).

Les républicains devront donc faire un choix: gagner avec McCain ou perdre avec Romney. C’est simple mais c’est ça. Parce que les sondages sont unanimes; Mitt Romney, à moins d’un revirement spectaculaire de l’opinion publique, n’a aucune chance face à Hillary Clinton ou Barack Obama. Préfèrent-ils jouer de pragmatisme et avoir une chance de gagner avec McCain ou jouer la pureté idéologique et perdre à coup sûr avec Romney? La question est importante. En effet, il s’agit de la seule question qui compte. Et en ce jour du Super Tuesday, où se jouera vraisemblablement l’issue de la course chez les républicains, ils feraient bien d’y penser comme il faut.